Les instruments d’Asie centrale





Choor


Flûte à bec en roseau ou en bois, à quatre ou cinq trous. Sous différents noms et dans différentes tailles, ces flûtes sont très répandues parmi les pasteurs d’Asie intérieure, par exemple le tsuur (Mongolie), le chuur (Tuvan), le sybyzghy (Kazakh) et le kurai (Bachkir).



Chopo Choor

Ocarina en argile, possédant trois à six trous, que l’on trouve dans le sud du Kirghizistan et qui est le plus souvent utilisé par les enfants. Certains documents attestent que les gardiens de chevaux s’en servaient pour communiquer dans les forêts épaisses où ils faisaient souvent paître leurs chevaux la nuit.



Daf
Tambour tendu sur un cadre rond tenu le plus souvent entre les genoux, utilisé pour accompagner la musique populaire et religieuse au Badakhchan.



Dayra

Tambour tendu sur un cadre rond et muni de clochettes, dont jouent aussi bien les hommes que les femmes parmi les populations sédentaires d’Asie centrale. Dans le Shashmaqâm, il articule le cycle métrique caractéristique (usul) de chaque genre instrumental et vocal.
Dutar

Désigne différentes sortes de luths à long manche et à deux cordes, garni de frettes, parmi les Ouzbeks, les Tadjiks, les Qaraqalpaks, les Ouïgours et d’autres populations. On s’en sert pour l’accompagnement dans les interprétations contemporaines du Shashmaqâm.



Jygach ooz komuz et temir komuz (guimbardes en bois et en métal)

Les guimbardes, connues sous toutes sortes de noms locaux, appartiennent à la tradition instrumentale des pasteurs, à travers toute l’Asie intérieure. Même si ce qui est propre à la fabrication de l’instrument et au styles d’interprétation varie, les guimbardes d’Asie intérieure sont toujours faites de bois ou de métal et témoignent d’ailleurs d’une utilisation ancienne et poussée de la métallurgie parmi les peuples nomades. Dans de nombreuses cultures, une dimension magique ou spirituelle est attachée aux guimbardes.



Komuz
C’est le principal instrument populaire des Kirghiz — un luth à long manche et à trois cordes, sans frettes, fait le plus souvent en bois d’abricotier, de noyer ou de genévrier. On en joue soit en pinçant, soit en grattant, soit en frappant de l’ongle les cordes de l’instrument et l’on utilise aussi des gestes stylisés de la main et du bras qui ajoutent une composante narrative supplémentaire au répertoire du komuz, généralement constitué de musique à programme.



Kyl-Kiyak ou qyl-qiyak

Variante kirghize d’un instrument à corde à caisse droite, avec deux cordes en crin de cheval. La table d’harmonie est d’ordinaire en peau de chameau ou de vache et la caisse est sculptée dans un unique morceau de bois, le plus souvent de l’abricotier. Par le passé, cet instrument a été étroitement associé aussi bien au chamanisme qu’à la récitation de poésie orale.



Rubab

Luth sans frettes, toujours muni de cordes vibrant par résonance, dont on joue dans le sud du Tadjikistan et en Afghanistan.






Sybyzgy

Parmi les Kirghizes, il s’agit d’une flûte traversière dont jouent traditionnellement les bergers et les gardiens de chevaux, faite d’abricotier ou de bois de buisson de montagne.



Sato
Tanbur ou luth à long manche et à archet, aujourd’hui rare, dont jouent les interprètes de musique classique tadjiks et ouzbeks.




Setar

Luth à long manche avec trois séries de cordes mélodiques et un nombre variable de cordes vibrant par résonance.


Tar
Luth à long manche avec 4 cordes.


Tanbur

Luth à long manche et cordes pincées, avec des frettes surélevées, utilisé dans les traditions musicales classiques des Ouzbeks, Tadjiks et Ouïgours. C’est l’instrument d’accompagnement fondamental pour les interprétations vocales du Shashmaqâm.


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À propos de nicolas martello

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