Les chants de travail


Partout dans le monde on a connu le chant de travail. Soit une expression directement liée à la tâche et qui est destinée à rythmer celle-ci, à scander les efforts. Soit un ensemble de chants qui ont pour but de commander et de diriger les opérations ; dans ce cas le chant est souvent divisé entre un leader et le groupe qui lui répond. Il se peut également que le chant n’ait d’autre but que de faire passer le temps pendant un labeur monotone, répétitif; on chante pour rendre ce travail plus agréable ou pour le meubler avec ce qui passe par la tête de la ou des personnes qui chantent.
Chant et travail peuvent sans doute être associés de façons multiples. On pourrait donc certainement, à condition de mener une analyse systématique, distinguer les vrais chants de travail, ceux qui sont toujours liés à tel type de tâche, des expressions qui ne sont pas absolument nécessaires à un travail mais qui ont tendance à l’accompagner assez souvent.
Mais parfois la tâche ne s’accomplira pas sans cette dimension chantée, comme c’est le cas des travaux de foulage du tweed aux îles Hébrides, travaux longtemps inconcevables sans un chant pour chaque phase de la tâche.
Par contre, dans certains types de chants de filage, la relation entre le chant et le travail n’est pas nécessairement aussi complémentaire. C’est le cas, par exemple, chez les Dorzé d’Ethiopie qui pratiquent de superbes polyphonies pour les différentes expressions liées à leur calendrier. Lorsque les jeunes filles se rassemblent les soirs d’hiver pour filer le coton, elles en profitent, pourrait-on dire, pour chanter en chœur.
On est alors face à un répertoire multi-fonctionnel dont les origines et les objectifs sont divers. Seule une partie a un lien de cause à effet avec le travail lui-même. Le reste est chanté à l’occasion de ce travail, pour l’accompagner, l’agrémenter et occuper l’esprit des jeunes travailleuses mais, ce faisant, elles entretiennent un répertoire. On peut comparer cette façon d’utiliser divers chants traditionnels pour accompagner certaines tâches saisonnières ou quotidiennes avec des pratiques propres aux sociétés rurales. On pense notamment au sedenka, séance de travail entre femmes et jeunes filles les soirs d’automne en Bulgarie. En pratiquant des petits travaux de couture, broderie, filage, cardage…, souvent faits sur le porche des maisons, les travailleuses entonnent divers chants qu’elles échangent éventuellement avec les garçons qui viennent leur rendre visite.
Il est évident que les très nombreux chants de pilage de mil, millet, noix de karité ou autre céréale, sont des chants qui accompagnent ou rythment le travail. On constate souvent qu’en Afrique les chants n’ont pas un rapport direct avec le pilage. Les femmes qui souvent font ce travail, en profitent pour chanter les louanges des uns et des autres, ou pour dialoguer entre elles, se livrer à quelque moquerie ou encore à des réflexions graves sur des sujets aussi actuels que le sida. Tandis qu’en d’autres endroits, notamment dans le Yunnan chinois, les chants de décorticage du riz utilisent des paroles qui n’ont pas de sens précis parce que leur rôle est de rythmer le travail, pas de véhiculer un sens quelconque.
D’autres activités demandent systématiquement l’exécution de certains chants ou de certaines musiques. C’est le cas des chants des pagayeurs de plusieurs groupes humains. Chez les ’Are’are des îles Salomon, lors de longs voyages en pirogue, des chants précis servent à invoquer les requins et à demander un voyage heureux à leurs esprits protecteurs, tandis qu’une dizaine de rythmes permettent de rompre monotonie et lassitude dans la tâche des pagayeurs.
Chez la plupart des cultivateurs, les différentes phases des travaux aux champs ont souvent été accompagnées de chants ou de musiques destinées à accompagner le travail mais aussi, éventuellement, à ritualiser le moment.
Les chants de sarclage des Aborigènes Ami de Taïwan sont des exemples types de cette double fonction. Ils accompagnent la tâche mais ils en soulignent certainement le caractère sacré. De plus, chantés en polyphonie, ils accentuent le caractère communautaire du travail et du système même des cultures et des récoltes.
Les exemples sont également nombreux en Afrique. Dans la société mandingue, les batteurs sont souvent appelés pour encourager des travaux de défrichage ou de sarclage autant que pour les rituels de fertilité. Certains rythmes joués au djembé sont spécifiques à ces activités.
N’oublions pas que les traditions de chants de travail africains sont probablement en partie à l’origine des chants accompagnant divers travaux lourds dans les communautés afro-américaines que ce soit à l’époque de l’esclavage ou plus récemment dans les pénitenciers du sud des Etats-Unis. Alan Lomax enregistra de nombreux chants afro-américains dans les prisons du Sud des Etats-Unis.
Dans la société occidentale, le monde rural a longtemps fait partie des derniers lieux d’un possible lien « direct » entre chant et travail. Lorsque celui-ci se mécanise ou s’industrialise, la machine l’emporte sur la voix humaine et celle-ci se tait. Le chant de travail, celui qui scande ou qui accompagne la tâche, fait alors place à d’autres chants ou chansons qui parlent du travail ou qui restent irrémédiablement liés à son contexte mais qui sont pratiqués en dehors des phases de labeur, soit à la pose, soit le soir à la veillée.
Il est néanmoins de nombreux exemples de chants dont la fonction première fut d’accompagner un travail précis. On a parlé des chants accompagnant la traite des animaux et on a vu que cette pratique a existé à travers le monde. C’est une évidence parce que c’est la manifestation d’un lien très naturel entre l’être humain et l’animal. C’est une façon d’amadouer ou de calmer ce dernier mais c’est aussi, pour le trayeur, une façon d’agrémenter cette tâche monotone et terriblement répétitive. Remplacez les mains par une machine à traire et le bruit couvre la voix. Un rythme s’impose qui d’ailleurs n’échappe pas à tous les musiciens puisque le groupe occitan La Talvera est allé jusqu’à enregistrer sur le rythme d’une machine à traire d’un fermier de l’Aveyron.
D’autres chants de cette vie « manuelle » se sont perdus. On pense évidemment aux bouviers qui utilisaient un habile mélange de cris et de chants pour guider les bœufs. On les appelle les chansons de grands vents, les grandes, les briolages, les tiaulages ou tiaulements… en France. Mais au Portugal et au Brésil on parle de aboio ou de tralhoada, en Suisse on dit triouler ou ritioula… La pratique est aussi logique que celle qui consiste à chanter en trayant.
Aujourd’hui encore certains chanteurs se souviennent de ces pratiques devenues obsolètes et le briolage fait encore de belles apparitions dans des œuvres de « nouvelles musiques traditionnelles », grâce aux voix de Mic Baudimant et de Willy Soulette par exemple.
Les traditions anglo-saxonnes, quant à elles, regorgent de chansons à la gloire du laboureur. On pense par exemple au répertoire de la famille Copper de Rottingdean dans le Sussex.
Partout la mécanisation a mis certains répertoires en danger. Et des chants disparaissent faute d’être pratiqués, à moins, comme c’est le cas aux îles Hébrides ou en Italie, d’être chantés pour le plaisir de garder un lien avec la tradition et l’histoire.
On se rappelle, par exemple, que les femmes de la plaine du Pô en Italie ont toujours travaillé à l’arrachage des mauvaises herbes dans les rizières. Elles le faisaient en chantant un répertoire polyphonique qui abordait souvent les conditions de travail voire même certaines revendications sociales. L’arrivée massive des désherbants a rendu ce travail inutile et les mondine, nom que l’on donnait à ces femmes, n’ont plus travaillé aux rizières mais elles ont cependant conservé ce répertoire.
Le foulage du tweed, déjà cité, fut longtemps une tâche ardue faite à la main par les femmes des Hébrides au large de l’Ecosse. Il fallait tremper la pièce d’étoffe dans une solution savonneuse, l’étaler sur une grande table autour de laquelle prenait place un groupe de femmes qui imposaient alors à la pièce de tweed une série de mouvements précis dont la fonction était de serrer la maille. Chaque mouvement était accompagné d’un chant en gaélique. Une des membres du groupe dirigeait l’action et le chant, donnant des ordres au début de chaque nouvelle phase puis entamant le chant correspondant que reprenaient ses collaboratrices. Les chants de foulage du tweed (waulking tweed songs) étaient chantés dans les villages et les petites communautés qui produisaient eux-mêmes leur étoffe. Petit à petit les machines ont remplacé les mains, du filage au tissage et au foulage, et lorsqu’on se promène aujourd’hui dans les villages des îles Harris et Lewis, on entend les navettes mécaniques qui scandent le labeur discret des fabricants de tweed. Les séances de foulage que les premiers voyageurs avaient pris pour des rassemblements de folles ont disparu. Mais les femmes des Hébrides, fières de leurs traditions, n’ont oublié ni les mouvements ni les chants de ce travail et elles s’y adonnent encore en mémoire d’un passé et d’un patrimoine.
Une écoute attentive de la riche discographie consacrée aux musiques dites du monde montrera à l’auditeur que ce genre de pratique est extrêmement courant, tant dans sa dimension traditionnelle éventuellement inchangée que dans sa dimension de sauvegarde si la mécanisation a rendu le répertoire inutile. On y trouvera nombre de musiques liées aux activités pastorales, depuis la garde des troupeaux par les bergers jusqu’aux travaux saisonniers comme la tonte des moutons, les montées et descentes (la désalpe) aux alpages, les transhumances saisonnières… Chaque phase de ces activités est ponctuée de chants ou de musiques et l’économie tout entière, c’est à dire le style de vie, a souvent son propre corpus de chants qui rappelle les saisons et en glorifie les travaux et les héros quotidiens.
Pensons par exemple, aux riches traditions instrumentales des bergers du monde entier. Que l’on soit à Madagascar ou en Transylvanie, au Congo ou en Mongolie, il est des musiques et des instruments que l’homme semble réserver à ces moments partagés avec les animaux. Comme pour meubler sa solitude, pour passer le temps, pour dialoguer avec ceux qui, comme lui, travaillent plus loin dans ces vastes paysages, pour échanger avec les animaux, pour parfaire aussi, sans doute, son jeu sur l’instrument dont il se sert aussi au sein de la communauté. Les flûtes sont fréquentes sur les pâturages. Sans doute parce qu’elles sont légères et faciles à transporter mais aussi, en certains endroits, parce que les matériaux propices à leur construction s’offrent à même le terrain occupé par le berger et son troupeau.
Un autre répertoire qui fut d’une richesse incroyable est évidemment celui des marins et des pêcheurs. Les chants de manœuvres sur les bateaux à voile constituent un répertoire commun à divers types d’utilisation des navires. L’éditeur breton Le Chasse Marée propose aux auditeurs la plus belle collection qui soit pour entrer en contact avec les divers types de chants de marins, chants de travail (shanties) et chants de détente, et les nombreux répertoires liés aux campagnes de pêche en haute mer ou sur certains fleuves.
Comme beaucoup d’autres gens dont le métier conditionne la vie au quotidien, les pêcheurs chantent et transmettent leur univers par la ballade ou par des chansons poétiques.
Les pêcheurs de thon de Sicile et de Calabre ont longtemps pratiqué des chants qui scandaient directement leurs tâches. De la même manière, les célèbres pêcheurs de perles de la Péninsule Arabique ont entretenu un répertoire de chants propres à leurs activités. Ils chantaient en groupe, les uns fournissant un bourdon grave au leader ou encore poussant cris et rugissements dans un ensemble qui prenait une tournure polyphonique impressionnante.
Les campagnes de pêche flamande et bretonne vers les eaux islandaises ont aussi donné naissance à un répertoire spécifique, tout comme les grandes pêches vers Terre Neuve. Toutes activités récurrentes dont la chanson a gardé la trace. Parce que, évidemment, là aussi le temps a fait son œuvre, poussé par le progrès, et la navigation autant que la pêche ont profondément évolué, ne laissant plus la moindre place aux chants et aux musiques de bord, si ce n’est éventuellement dans les moments de détente. Mais le répertoire est bien gardé par les chanteurs du monde entier qui, en aucun endroit, ne veulent oublier ce qu’il représente. Il est vrai qu’à bien écouter ces chansons d’horizons très divers, on y trouve toujours la peur du danger, la force sauvage de la mer, l’angoisse des épouses, leur longue attente, les récits de catastrophes mais aussi ceux de pêches fructueuses ainsi que des histoires de piraterie.
Chansons de travailleurs.
L’industrialisation et la mécanisation bouleversent les données de la relation au travail. Mais on se trouve, à un moment donné, face à des villes ou à de grands sites industriels où se rassemblent des populations qui se partagent des travaux dont les conditions peuvent être bruyantes, harassantes et contraignantes jusque dans les possibilités d’expression en cours de tâche. En d’autres termes, il devient impossible de chanter en travaillant. Mais il est, par contre, toujours possible de s’exprimer pendant les phases d’arrêt ou après le travail. Le chant de travail proprement dit, c’est à dire celui qui scande la manœuvre ou la tâche, va disparaître au profit d’un chant et d’un répertoire de classe ou de métier. C’est à dire un ensemble de chants qui expriment et véhiculent les préoccupations de tel corps de métier, ses conditions de travail, sa lutte sociale, son univers de travail et son environnement de vie.
Exemple magnifique parmi d’autres: celui des mineurs de charbon des pays européens. Les grands sites industriels de l’Europe du charbon vont devenir les lieux d’un combat social d’autant plus emblématique que l’extraction houillère fut l’industrie mère de la révolution industrielle. Dans ce contexte, les mineurs étaient à la fois admirés et exploités
L’Angleterre s’impose d’emblée comme exemple tant le répertoire des mineurs y est important et tant il a été étudié et documenté. Albert Lloyd définit les ballades et chansons de mineurs comme étant celles créées à l’origine au sein du groupe de travailleurs et de leurs familles et destinées à y circuler. Elles sont plus ou moins dans un moule stylistique traditionnel, tant par la façon dont elles sont composées que par leurs formes et leur destination. Tout doucement, on passe de l’anonymat à la chanson d’auteur; ce qui ne freine pas nécessairement la libre circulation, orale, de la dite chanson.
On trouvera donc des ballades qui décrivent la vie au sein des communautés de mineurs, mettant l’accent sur le groupe. On parlera petit à petit des conditions de travail à même la mine et, inévitablement, on finit par écrire de tragiques chansons sur les accidents qui sont traités comme des drames touchant l’ensemble du groupe et qui très rapidement seront l’expression de revendications ou du moins d’un sentiment partagé de lutte de classe.
Une fois de plus, on peut dire que la très riche tradition des mineurs anglais n’est qu’un exemple parmi d’autres. Les Américains en firent autant, confiant leur lutte à leurs nombreuses ballades. Et tout mineur du monde chante un jour ou l’autre sa condition, son travail et ses angoisses.
Chanter en travaillant ou chanter sur son travail et sur la communauté des travailleurs est une des pratiques les plus importantes de ce qu’on appelle aujourd’hui musiques du monde. Les exemples sont innombrables et il est plus que probable que jamais cette fonction essentielle de la chanson populaire ne se tarira.
Etienne Bours
(On peut lire de longs développements sur le même thème dans le livre « Le sens du son. Musiques traditionnelles et expression populaire » par Etienne Bours aux éditions Fayard, 2007)
DISCOGRAPHIE EXEMPLATIVE
Filage et couture… :
- Ethiopie. Polyphonies des Dorzé (Chant du Monde) - 
MK9643
- Bulgarie. Traditions vocales (Ocora) - 
MN5261
Pilage du mil :
- Baishibai. Songs of the minority nationalities of Yunnan (Pan Records) - 
MV4042
- Tchad. Baïnaoua, Banana, Banana-Hoho, Kado, Moundang-Touro… (Philips Prophet) - 
MM4645
- Southern and central Malawi. Nyasaland (Sharp Wood Productions) - 
ML5602
- Mali. Musique Bambara du Baninko (AIMP VDE-Gallo) - 
ML5831
- -Burkina Faso. Anthologie de la musique Gan (Buda) - 
MK4545
- Songs of the Ainu (JVC) -
 MX5085
Chants de pagayeurs :
- Iles Salomon. Musique intimes et rituelles ’Are’are (Chant du Monde) - 
MZ8195
Travaux aux champs :
- Polyphonies vocales des Aborigènes de Taïwan (Inédit) - 
MY7240
- Prison songs Volume 1 : Murderous home. Alan Lomax Collection (Rounder) - 
K 2998
- Prison songs Volume 2 : Don’tcha hear poor mother calling ? Alan Lomax Collection (Rounder) - 
K 2999
- Music from Ethiopia. The central highlands. The desert nomads & Eritrea (Topic) - 
MK9696
- Vocal & instrumental music from Mongolia (Topic) - 
MY3948
- Jüüzli - Jodel du Muotatal (Chant du Monde/CNRS) - 
MU8062
- Tuva. Voices from the center of Asia (Smithsonian Folkways CDSF40017) - 
MU4045
- La Talvera. Pampaligossa (Association Cordae/La Talvera) - 
MP5776
- Solange Panis et Willy Soulette. La petite Laurencine (Soulette Panis) - 
MP8915
- Anthologie de la chanson française traditionnelle. Travaux et métiers (EPM) - 
NX2111
- The voice of the people. The life of rural working men & women (Topic) - 
MQ0134
- The Copper family. Come write me down. Early recordings. (Topic) - 
MQ1353
- Femmes de la Plaine du Pô. (Auvidis Ethnic) - 
MT3125
Foulage du tweed :
- Gaelic songs of Scotland. Women at work in the Western isles (Rounder) - 
MQ5111
- Bannal. Waulking songs (Greentrax) - 
MQ5327
- Scottish Tradition Vol.3. Waulking songs from Barra (Greentrax) - 
MQ5034
Musiques pastorales, flûtes de bergers :
- Sierra leone. Musiques traditionnelles. (Ocora) - 
MM3072
- On the edge of the Ituri forest. Northeastern Belgian Congo. (Sharp Wood Productions) - 
MM5083
- Flûtes du Rajasthan. (Chant du Monde) - 
MW0662
- Roumanie. Musique de villages: Transylvanie. (AIMP VDE-Gallo) - 
MU3056
Chants de marins et de campagnes de pêche :
- Sea songs & shanties from the last days of sail (Saydisc) - 
MQ0247
- Anthologie des chansons de mer Vol.6. Ballades et shanties des matelots anglais (Le Chasse Marée) -
MQ0248
- Blow the man down. A collection of sea songs & shanties. (Topic) - 
MQ0246
- The shanty crew. Sea shanties & sailor songs. (Brewhouse) - 
MQ3692
- Terre-Neuvas et Islandais. Chants de la grande pêche. Anthologie des chansons de mer Volume 7. (Le Chasse-Marée/ArMen) - 
MP0421
- Anthologie musicale de la Péninsule Arabique. Musique des pêcheurs de perles (AIMP VDE-Gallo) -
MV0035
- Island & Zeemansliederen (Wild Boar Music) - 
MN3672
Chants de mineurs :
- Dick Gaughan.True and bold. Songs of the Scottish miners. (Celtic Music) - 
MQ6329
- Tommy Armstrong of Tyneside. (Topic TSCD484) - 
MQ0224
- High Level Ranters. The bonnie pit laddie (Topic) - 
MQ2311
- Italian treasury. Sicily. Alan Lomax Collection. (Rounder) - 
MT3681
- From the Copperbelt. Zambian miners songs (Original Music) - 
MM9060
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À propos de nicolas martello

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