Musiques et danses du Caucase


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Le Caucase est une chaine de montagne délimitée par les mer noire et Caspienne. Y culminent les plus hautes montagnes d'Europe. Tcherkesses, Tchetchenes, Ingouches, Ghabardes, Adyghes, Lezgs, Abkhazes, Mingreliens, Adjars, Ossetes, Armeniens, Géorgiens, … et de nombreuses autres peuples cohabitent dans ces régions.


Le Caucase se caractérise par une étonnante diversité ethnique, linguistique et culturelle, qui reflète un passé souvent tumultueux. Si l’Azerbaïdjan partage souvent ses instruments de musique avec ses voisins, l’art des bardes azéris n’a que peu en commun avec les prestigieuses polyphonies géorgiennes ou la poésie chantée arménienne. Mais le fil conducteur existe. C'est cette merveilleuse diversité nous fait adorer les musiques du Caucase, bien qu'ici l'Orient triomphe. Les voix sont très proches du merveilleux chant iranien, et les ashiks ("troubadours") azerbaïdjanais ont certes leur équivalent en Turquie comme en Arménie (cf Sayat Nova), mais un autre monde commence !




LA MUSIQUE

Transcaucasie ou Caucase du Sud

La Transcaucasie ou Caucase du Sud est un espace géographique du sud du Caucase composé de la Géorgie, de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan.

texte (sur l'Azerbaïdjan, l'Arménie & la Géorgie) et extraits issus du CD par Françoise Gründ

Le mugam d’Azerbaïdjan permet à la voix humaine de développer d’innombrables possibilités : ornementations périlleuses, contrôle du souffle, sons filés et ondulatoires, émission de micro-tons, passage à la voix de fausset.
La voix arménienne, souple et riche, met en valeur les nuances et les modifications délicates du volume sonore, ce qui existe assez peu dans les régions d’Asie centrale.
La spécialité des voix de Géorgie, la polyphonie, permet de dégager plusieurs caractères : le kriman- chouli, sorte de jodel, l’élan répété non-rythmique et le tuilage signalent également des traces d’improvisation.

LE MUGAM D’AZERBAÏDJAN
Troisième nation de la Transcaucasie par l’importance de son territoire, l’Azerbaïdjan reste un foyer vivant de culture traditionnelle. Parmi les formes musicales transmises depuis des générations, la plus fameuse reste le mugam, suite vocale et instrumentale, mi-composée mi-improvisée. Le chanteur (khanande) est accompagné par un petit ensemble d’instrumentistes (sazande) composé ici – conformément à la tradition – d’un luth à long manche tar et d’une vièle à quatre cordes kamancha. Le khanande joue également du tambour sur cadre daf. Le mugam consiste en une suite musicale dont la structure générale suit un parcours modal pré-établi, avec des jalons fixes (pièces instrumentales ou vocales composées) entre lesquels les interprètes peu- vent insérer des éléments improvisés. Transmis oralement de maître à élève, le mugam laisse donc une certaine liberté à l’interprète tant dans le choix des poèmes qui sont chantés, que dans le développement mélodique et modal de la suite. Les mugam les plus fréquemment joués sont : mugam rast, mugam shur, mugam segah, mugam chargah, mugam humayun, chacun prenant le nom de son mode musical principal. Les textes chantés sont généralement empruntés à la poésie classique turque azérie ; viennent s’y glisser cependant des chants anonymes, les tesnif, qui enrichissent l’interprétation d’une couleur plus populaire. Le style vocal tantôt brillant tantôt en demi-teintes se caractérise par sa flexibilité, une ornementation riche et un vibrato glottalisé (yodel) qui est utilisé dans les points culminants de la mélodie. Le poème, énoncé vers par vers est entrecoupé de vocalises ponctuées sur leurs notes finales par d’impressionnants glissandi yodlés.

écoute : Mugam Segah Zabol et tesnif
Arif Babaev, chant et daf
Habib Bayramov, tar
Habil Aliev, kamancha
(5 mars 1985)



LE CHANT D’ARMÉNIE
De par la situation géographique de l’Arménie et l’histoire cosmopolite du Caucase, la musique populaire arménienne fait partie des musiques moyen-orientales. Tout au long de son histoire, elles s’est nourrie des traditions rurales et pastorales, des monodies religieuses médiévales et de l’art citadin des bardes : les gusan et les ashugh dont Sayat Nova (1712-1795) demeure le plus réputé. Jusqu’au XIXe siècle, l’instrumentarium arménien privilégiait les instruments populaires tels que les hautbois zourna (conique à pavillon) et duduk (cylindrique sans pavillon), les tambours et les luths saz (d’origine turque) et tar (d’origine persane) ou encore la vièle kamancha. Dans le cadre du développement d’une musique populaire urbaine au début du XXe siècle, des ensembles instrumentaux se sont formés pour accompagner le chant, intégrant aussi des instruments d’origine arabe tels que le luth ud et la cithare kanun, ou encore d’origine occidentale comme le kamani dérivé du violoncelle.

écoute : Mecho dacht
Agapi Kazarian, chant
Savibek Danielian, hautbois duduk
Marouk Artiounian, bambir kamani
Noraïr Jamgarian, hautbois zourna
Gagik Arsenian, tambour dohol
Asmik Leiloian, cithare kanun
(26 janvier 1988)




POLYPHONIES DE GÉORGIE
La musique géorgienne se caractérise par le chant polyphonique. Les chants à deux ou trois voix, parfois plus, s’appuient sur un bourdon. Parfois, ils sont accompagnés au luth à quatre cordes chunguri. Dans la province d’Imérétie, située à l’ouest du pays, d’où vient le groupe Soulori composé de seize hommes dont le plus jeune a cinquante-cinq ans, se perpétuent des polyphonies au caractère brut qui les différencient fortement de celles de l’est de la Géorgie. Différents traits marquent l’archaïsme de ce chant choral : des accords de quarte et de quinte assez instables, les effets de tuilage, les secousses glottales émises par l’un ou l’autre des chanteurs principaux, le krimanchouli (sorte de jodel). Le répertoire se compose de chants de travail, de chants de table, de chants de noces, de chants de route et de chants religieux.

écoute : Nadouri. Chant de travail de Gourie sur des onomatopées.





Ciscaucasie ou Caucase du Nord

La Ciscaucasie est la dénomination des territoires du Caucase du Nord, aussi appelée Caucase septentrional, par opposition à la Transcaucasie également appelée « Caucase du Sud ».
La Ciscaucasie est entièrement située en Russie et inclut géographiquement les républiques suivantes : la Karatchaïévo-Tcherkessie, la Kabardino-Balkarie, l'Ossétie-du-Nord-Alanie, l'Ingouchie, la Tchétchénie et le Daguestan. Administrativement, elle inclut aussi l'Adyguée, le kraï de Stavropol et le kraï de Krasnodar, l'ensemble constituant le district fédéral du Caucase du Nord.


MUSIQUE CIRCASSIENNE
Le nom propre Circassie désignait une région du Caucase. Historiquement, elle comprenait la côte et la majeure partie du territoire du Kraï de Krasnodar actuel. Aujourd’hui, les Circassiens vivent dans les républiques de Karatchaïévo-Tcherkessie, de Kabardino-Balkarie et d’Adyguée de la fédération de Russie.
La musique circassienne se réfère à la musique des Circassiens (Adyguéens, Tcherkesses, et Kabardes), des gens du Caucase du Nord, en Russie. Leur musique démontre leurs traditions et leurs habitudes. Elle est caractérisée par certains instruments, comprenant :
Pshina, un accordéon qui se joue d'une manière spécifique pour produire des airs circassiens. C'est l'instrument typique et en fonction de sa forme il porte un nom différent : pshinadykuako (pshina angulaire).
shikapshina : pshina avec un crin de cheval (c'est à dire une vièle).
Pxachach, 2 jeux de "wood-block", chaque jeux contenant environ six morceaux de bois qui sont tenus à la main ; quand un joueur les frappe ensemble, ils produisent un son pur de bois pour indiquer la pulsation de la chanson.
Baraban, un tambour appelé Dhol ; en Adyguée il est appelé "Shontrip".
Pkhetaw, fabriqué à partir de bois ressemble à une petite table et il est utilisé pour être frappé avec des bâtons en donnant le tempo.
Apa-pshina, une sorte de guitare à trois cordes au son ressemblant à celui de la mandoline.
Qamlapsh, la flûte circassienne, au son proche de la flûte alto européenne.






Ahmad Aiy (Pshina)
Mutaz Shapsoug (Baraban)
Yanal Hatoqeh (Pxachach)

Pxachach

Instruments circassiens

Quelques danses circassiennes : Kafa ; Wuig ; Tleperush ; Zefauk ; Shishan ; Tlepechas ; Zighalat ; Hakulash ; Yislamey ; Qamachas ; Oshha ches ; Bighris ; Apsni Apsua (danse abkhaze).

Spécificités locales :
* Instruments adyguéens : Kamil ou kamyl (flûte traversière) ; Shichepshin ; Pshina ; Pkhachich ; Dole ; Bjemiy ; Sirin ; Psinakheb ; Psinet'arku ; Epepsin ; Pheç'iç' ; Sot'irip' ; Adige Psin ; Nakire

aérophones : bzhami (cor) ; syrina (sorte de flûte) ; nakyra (hautbois) ; bzhanifa (cornemuse) ;
cordophones : apapshina, shikapshina, shapsug lyre et cithare
percussions : pkhatsich (racloir) ; pkhatyrko (pièces de bois percutée entre-elles) ; shontryp (tambour à 2 faces) ; do'ol (tambour à 2 faces).

* Danses d’Adyguée : Wuig ; Tlaperuj ; Zefako ; Kafe/Quafa ; Shishen/Sheshen


Ensemble Circassien de Jordanie (2011)
Musique Tcherkesse (Circassia)
 
La Circassie, un pays qui n’existe plus… La diaspora circassienne n’en est que plus farouchement attachée à sa culture. Sa musique traditionnelle nous invite à la danse et aux grandes chevauchées. Mélancolique ou joyeuse, elle est ici servie par des musiciens virtuoses, dont la qualité et la précision d’exécution relève du domaine de la musique classique. L’album est constitué de mélodies dont les plus anciennes remontent à plus de 600 ans. La danse domine, l’accordéon aussi. Le tempo est souvent inspiré par celui des allures du cheval, si intimement lié à la culture des Tcherkesses, cavaliers et guerriers reconnus. Les musiciens de l’Ensemble circassien de Jordanie restent extrêmement attachés à leur culture, tenant beaucoup à préserver la pureté de leur art. Si les airs figurant sur ce CD sont « presque » cent pour cent circassiens, le groupe joue parfois aussi des airs jordano circassiens, ayant été imprégné des sons locaux avec le temps. Juste retour des choses, de nos jours ce sont les Circassiens de Jordanie qui renvoient au pays la part de leur culture musicale qui, à cause des événements dramatiques des siècles passés, avaient pratiquement disparu de leur région d’origine, le Caucase. Avec l’ensemble Circassien de Jordanie, le label Ad Vitam records nous emmène encore plus loin dans leur quête de musiques authentiques. Celles-ci sont souvent le reflet, l’aboutissement d’un long cheminement culturel. Le mélomane, en général, ne s’y trompe pas. La danse domine, l’accordéon aussi. Parfois mélancolique, plaintive ou parfois joyeuse, la musique est bien vivante et dynamique. Cet enregistrement, « Circassia », a été effectué en 2011 en Jordanie, et certaines des mélodies présentes sur ces sorties remontent à plus de 600 ans. Laissez vous emporter par cette musique fière, courageuse, et parfois... sauvage. Un recueil d’histoire, de culture, mais avant tout de musique.
Un peu d’histoire… Les Circassiens sont un peuple originaire du nord-ouest du Caucase. La terrible guerre russo-circassienne durera plus d’un siècle (1763 / 1864). Quand la paix fut déclarée, la plupart des Circassiens furent forcés de s’exiler vers les pays contrôlés par l’Empire Ottoman. Leur diaspora compte aujourd’hui une population de deux millions en Turquie, 100 000 en Syrie, 65 000 en Jordanie et 4 000 en Israel. Vivent également une communauté de 40 000 en Allemagne et une autre de 9 000 aux Etats-Unis. Les Circassiens jouissent de la nationalité des pays où ils vivent, tout en préservant leur identité culturelle, dont la musique constitue un élément majeur. La diaspora circassienne dénonce aujourd’hui la tenue des Jeux Olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, le site principal des J.O. étant celui de la station de ski de Krasnaïa Poliana (« La clairière rouge »), lieu de la dernière bataille livrée contre les russes et où le plus important génocide du 19ème siècle a été perpétré contre les Circassiens.


MUSIQUE ABKHAZE

Les Abkhazes sont un groupe ethnique caucasien, habitant un État du Caucase enclavé entre la Russie et la Géorgie. On retrouve dans leur musique la polyphonie chère aux Géorgiens. Les chants sont généralement constitués d’une partie haute chantée par un soliste et d’une partie de basse chantée par un groupe d’une manière improvisée. Il est à noter qu’il n’y a pas de chant de femmes à l’exception des berceuses et des lamentations.


MUSIQUE OSSÈTE

La musique folklorique ossète a commencé à être collectées à la fin du 19ème et début du 20ème siècle. Boris Galaev a apporté une contribution importante à la collecte et au développement de la musique folkorique ossète.
Les chansons folkloriques ossètes ont été divisés en 11 parties par Galaev : chansons historiques ; chansons de la Révolution ; chants héroïques ; Chansons de travail ; Chansons de mariage ; Chansons à boire ; chansons humoristiques ; Chansons de danse ; chansons d'amour ; chansons lyriques.


MUSIQUE INGOUCHE

La musique traditionnelle de l'Ingouchie emploie des instruments de musique comme la zurna (hautbois), dekhch-pandr (semblable à une balalaïka), kekhat pondur (accordéon, joué la plupart du temps par les filles), violon (avec trois cordes), des tambours et tambourins.


MUSIQUE TCHÉTCHÈNE



Instruments de musique :
— Le Phondar est le plus ancien des instruments de musique des Tchétchènes, composé de trois cordes et une caisse en bois. Étant similaire à la Panduri géorgien, la différence réside dans la caisse : la phondar est assez longue, est faite d'un seul bloc de bois massif et a un doux son de bruissement.
— Le chalumeau svirel est joué sur une cérémonie marquant le jour de Pkh'armat, une figure légendaire qui a apporté le feu aux Tchétchènes par braises sur une tige de roseau, qui a été, dit-on brûlé des petits trous au solstice d'été, formant ainsi la pipeau.
— Le Chondarg qui ressemble à un violon. Il a été joué dans les champs et on croyait faire pousser les grains plus rapidement et donner de meilleures récoltes.

Les premiers enregistrements de musique tchétchène ont été faites par un membre exilé de la société décembriste dans le milieu du 19ème siècle. Le compositeur A. A. Davidenko a visité des villages de Tchétchénie dans les années 1920 et fait des enregistrements d'un certain nombre de historique, rituels, d'amour et de danse airs. Trente arrangements d'airs folkloriques tchétchènes ont été publiés, en un seul volume, à Moscou, 1926.


MUSIQUE DU DAGUESTAN



Les danses folkloriques du Daguestan comprennent une danse rapide appelé le lezginka.
Les instruments : duduk ; zurna agach komus ou agach-kumuz (luth) ; pandur (tamura) ; chunhur Saz ; kemancha (vièle) ; tambours à percussion et des tambourins.



LES DANSES TRADITIONNELLES DU CAUCASE


Les danses du Caucase se reconnaissent par l’attitude noble et chevaleresque des hommes, la sobriété d’expression de la grace feminine.

NOMS DES PRINCIPALES DANSES DES PEUPLES DU CAUCASE
Baghdadouri danse des Kinto improvisant avec un foulard à la main , une bouteille sur la tête…
Bérobana identique à Bérikaoba, Keenoba.
Bérikaoba danse paysanne invoquant les bénédictions de la mère nature sur les récoltes, exaltant la fécondité de la femme. Mascarade populaire géorgienne marquant l'arrivée du printemps.
Chabachi Danse éxécutée pour vanter les mérites des danseurs , des musiciens et souvent de la mariée à qui l'assistance offrait de l'argent pour avoir dansée devant tous.
Charatin danse d'Abkhazie dansée par un couple après une ronde nommée "aïbarka"; elle fut jadis une danse d'endurance entre l'homme et la femme qui gagnait généralement la partie. Les mouvements des bras et des jambes sont inspirés d'une autre danse "arira" ou "tcharira".
Davlouri danse noble mixte des cérémonies et des fêtes.
Gandagan danse d'Adjarie de couple à caractère romantique où l'homme au printemps fait la cour à la femme.
Gogmani danse féminine à mouvements gymniques nommés "khountroutsi".
Idoumala danse ancienne du peuple meskhet de Djavakhétie.nommée "laloni" ce qui signifiait "complot secret", dansé par les muets du village.
Kabakhoba cérémonie pascale où les chevaliers devaient faire preuve d'habilité en visant une balle (genre de polo) comme Tartchia, Mkerdaoba, Dogui, Maroula, Lelo.
Karatchokhouli danse citadine des marchands au manteau de feutre (tchokha).
Kartouli danse masculine solo ou de groupe, à pas glissés , parfois dansée par les femmes seules.
Keenoba Carnaval , procession populaire citadine où le peuple avant le carême élisait son représentant; ensuite se déroulaient les joutes, les combats, les danses d'imitation animale.
Khandjlouri danse d'hommes à caractère guerrier où les participants rivalisent de prouesses techniques en plantant des poignards ( khandjari).
Khonga kavt danse noble d'Ossétie.
Khoroumi danse guerrière de Gourie ou d'Adjarie. Danse guerrière préparant les hommes au combat, à la guerre.
Kintaouri danse des Kinto , marchands des quatre saisons de la région de Tbilissi.
Kolsarma danse noble où les hommes montrent leur élégance et dévoilent leur amour , chaque danseur enchainant en solo.
Lazaroba danse rituelle pour exorciser la peur des sécheresses; les jeunes filles fabriquaient des poupées nommées "lazaré" qu'elles habillaient et promenaient en chantant , en priant qu'il pleuve pour irriguer les champs.
Lazouri danse du peuple laze ,semblable à Khoroumi.
Lezguinka les danses portant cette appellation russe dont l'origine provient du peuple lezg du daghestan, sont exprimées par les peuples tcherkess, gabarde, ossète.
Mkharouli danse solo d'Adjarie où les hommes secouent leur épaules et les poignets pour montrer leur caractère viril.
Mtioulouri danse montagnarde à caractère guerrier où les participants rivalisent de prouesses avec des sauts et des mouvements sur les pointes .
Mokheouri danse de couple où l'homme poursuit la femme qui veut lui échapper.
Mouchaitoba Danse de chasseurs avec des figures d'imitation animale Foundrouki, Basti, Boukna, Kotcha.
Parikaoba danse guerrière de Khevsouréti. Exercices d'escrime et simulacres de combats.
Partzakoukou ronde populaire d'homme à caractère sportif avec des sauts et des prouesses techniques, mouvements accroupis et ouverts.
Perkhouli ronde traditionnelle d'hommes, rituelle, accompagnée par des chants et des battements de mains, comprenant des changements et des accélérations rythmiques; répandue dans toute la Géorgie. Ces rondes diffèrent suivant les régions , des perkhouli à étages ( 1 ou 2 ) ont cours en Adjarie. Ce genre de danse est inspiré de celle des Mokhev "Guérguétoula" et "abarbaré", répandue en Svanétiesous le nom de Morilmiakéla.
Samaïa danse féminine rituelle exécutée par trois jeunes filles à l'occasion de la naissance d'un enfant .
Simdi danse noble d'Ossétie.
Svanouri danse des montagnes de Svanétie.
Tchéïran danse de la biche.
Tchidaoba épreuve de lutte entre hommes, joutes populaires, à mains libres ou avec des ceintures comme Lakhtis tsema, Krivi.
Tsérouli l'une des danses les plus anciennes de Géorgie où les hommes éxécutent des pointes à même les orteils (tséri) en solo ou en groupe.



DISCOGRAPHIE

Central Asia & Caucasus: Voices of the Soviet Orient (booklet)
Folk Tunes From the 2 Sides of the Caucasus
Zoura - Tchetchenie, vol.3
Chants et danses des peuples soviétiques : Abkhazie
Chants et danses des peuples soviétiques : Ossétie
Circassia - Musique tcherkesse

Daguestan :
Danses caucasiennes du Daghestan
Oh Pleasure - Songs and Melodies from Dagestan

Arménie :
Chants et danses folkloriques d'Arménie et du Caucase
Danses populaires d'Arménie et du Caucase
Komitas: Chants de la liturgie arménienne

Azerbaïdjan :
Chants des peuples soviétiques : Azerbaïdjan
Azerbaidjan: musiques du grand caucase
Azerbaïdjan: les orients du caucase

Azerbaidjan: The Art of Mugham
Le mugham est un genre musical traditionnel et savant de la musique azérie qui laisse une place prépondérante à l’improvisation. Il s'agit d'une suite de mouvements liés à un mode particulier. Il associe le chant à des instruments traditionnels : le târ (luth à 11 cordes), le kamânche (vièle à quatre cordes) et le daf ou le doyre (grands tambours sur cadre, appelés aussi qaval). Le mugham azerbaïdjanais partage les caractéristiques artistiques du maqâm arabe, du radif perse et du makam turc.

Azerbaidjan: Musique et chants des âshiq
À côté de l'art du mugam qui se rattache à la tradition du Moyen-Orient, l'autre grand genre musical d'Azerbaïdjan est la tradition des bardes ashiq. L'art des ashiq est oral et enraciné dans la culture populaire. Ce sont des musiciens, des conteurs qui ont pour mission d'instruire, de rassembler et de marquer les grands événements et festivités. Ils accompagnent au saz (luth) leurs poèmes lyriques et épiques. Leur art est transmis de père en fils, mais l'improvisation donne un caractère personnel au répertoire.

Géorgie :
Géorgie: polyphonies vocales de svanétie
Géorgie: Polyphonies vocales profanes et sacrées
Georgian Folk Songs
Kartuli Sacekvao Musikebi (Georgian Dance Music)



LIENS

Arménie :
Arménie :
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À propos de nicolas martello

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